L'industrie textile, deuxième industrie la plus polluante ? Entre fast fashion et mode durable

Les vêtements, surtout synthétiques, sont de nos jours responsables de 35% des microplastiques rejetés dans les océans. Ils sont aussi à l’origine de travail immoral ou forcé. Heureusement, la naissance de plusieurs marques de mode éthique, responsable et durable apparaissent. Quelles sont-elles et pourquoi est-il important d’exclure la fast fashion de nos modes de consommation ?

L'impact environnemental de l'industrie textile

Qu'est-ce que la fast fashion ?

L’apparition de la fast fashion est datée entre 1990 et 2000. Elle s’est rapidement répandue dans toutes les grandes marques de l’époque comme H&M ou Zara.
Ces marques ont commencé à reprendre les codes des grandes marques de luxes, mais cette fois à très bas prix en s’emparant des industries de pays émergents tel que la Chine ou le Bangladesh.

Usine de textile

En plus de pratiquer des prix ultra compétitifs, la fast fashion c’est surtout un renouvellement intensif des collections. Si auparavant les collections variaient en fonction des saisons, cette mode éphémère, appelée comme ceci à juste titre, s’est mise à produire une collection toutes les 3/4 semaines.
Obtenir des vêtements à moindre coût et régulièrement était acquis et l’expansion d’internet et des achats en ligne propulsa encore plus le phénomène de la fast fashion.

L'évolution de la fast fashion : "L'ultra fast fashion"

La fast fashion était déjà une mode express néfaste pour l’environnement et les conditions humaines, mais depuis les années 2010, l’apparition d’une mode encore plus intensive et encore plus néfaste fit son apparition : l’ultra fast fashion.
Ici, le désastre écologique et humain est à son paroxysme : une nouvelle collection tout les 3 jours. On peut le retrouver dans différentes marques comme Pretty Little Thing, Boohoo ou encore le leader du domaine Shein.

Pourquoi l'ultra fast fashion fonctionne aussi bien ?

Shein est devenu, en avril 2022, la 3 ème start up la plus valorisée au monde. Grâce à une nouvelle levée de fond, la valeur de 100 milliards de dollars fût atteint. Mais pourquoi cela fonctionne aussi bien ?

Un prix particulièrement bas : la plupart des articles sont à moins de 10 euros.
Un marketing intense à l’aide d’influenceurs ou applications addictives, des tests avec des centaines de designs créent chaque jour et aussitôt annulés en cas de manque de succès.
Une rapidité de conception bien supérieure aux marques de vêtement classiques…

Le danger écologique et humain de l'ultra fast fashion

Le risque écologique :

Bac de teinture de Fès au Maroc
Bac de teinture à Fès (Maroc)

La consommation de l’eau : avec 100 milliards de vêtements produits chaque année, le secteur du textile est un énorme consommateur d’eau : le 3 ème derrière les cultures de blé et de riz.
En effet, selon les données de la banque mondiale, la teinte des textiles consommerait près de 11 milliards de litres d’eau chaque année.
À titre d’information, un jean en coton consommerait      10 000 litres d’eau dans son cycle de fabrication      (culture du coton, teinture, traitement…)

Cette consommation d’eau représente 4% de l’eau potable disponible dans le monde selon l’Ademe. En France, 12% de l’eau consommée est utilisée dans nos machines à laver.

La pollution des eaux : Environ 20 % de la pollution mondiale de l’eau serait causée par le textile. 500 000 tonnes de micro particules de plastiques sont relâchées dans les océans chaque année dans le monde. Ce phénomène s’explique par l’usure des vêtements en matières synthétiques, majoritairement le polyester.
35% des micro plastiques primaires proviendrait du lavage des vêtements par friction dans nos machines à laver.

Les lessives font elles aussi, partie de la pollution générée par les textiles en bout de chaine, elles contiennent de nombreux produits chimiques dont des dérivés du pétrole et autres détergents → voir nos solutions pour la lessive maison ou le choix d’une lessive pour l’environnement ici.

L’eutrophisation de l’eau : Il s’agit d’une forme de pollution de l’eau dûe aux nutriments apportés par les pesticides et engrais utilisés dans la culture du coton par exemple.
Ces derniers viennent nourrir les algues et les font proliférer de manière excessive, lorsqu’elles finissent par se décomposées elles nourrissent à leur tour des bactéries qui consomment de l’oxygène. Elles entraînent alors des zones mortes dites « hypoxiques »,
ce qui affecte l’écosystème aquatique inévitablement.

Les procédés de fabrications : en plus de la teinture des tissus, les étapes de fabrications comme la filature ou le tissage qui utilisent des agents chimiques lubrifiants et de la graisse, de la javel pour les blanchiments qui rejette du chlore, tout ceci finit dans les océans ou même des rivières.

On peut également y inclure l‘ennoblissement (imperméabilité, effets délavés, brillance) qui est synonyme de pollution.
Certaines rivières du monde ne peuvent simplement plus accueillir de vies animales à cause de tous ces rejets polluant les différentes eaux du monde.

 

La pollution de l’air :

L’industrie textile pèse pour 1.2 milliards de tonnes de CO2 par an → Cela représente 2% des émissions globales de gaz à effet de serre. La fabrication d’un vêtement pollue énormément mais son transport est également très néfaste :
Un jean par exemple, peut parcourir jusqu’à 65 000 km avant d’arriver dans votre garde robe, y compris pour un achat dans une boutique française.

Effectivement, ce jean a parcouru le monde entier pour arriver enfin en France : Le coton a pu être cultivé en Inde, sa teinture en Chine, sa confection en Tunisie puis réexpédié toujours par avion en France.
C’est une aberration écologique qui est facilement explicable par le coût de la sous traitance des étapes de fabrication : en allant se servir dans des pays pauvres ou en développement, les fabricants profitent ainsi de la rapidité et main d’œuvre bon marché de ces pays.

La pollution de nos vêtements est présente jusqu’à la fin de son cycle de vie. En France, 62% des vêtements jetés sont incinérés ou mis en décharge. En Europe, c’est 4 millions de tonnes de textiles dont 80% qui sont enfouies ou incinérées. Tout ce gaspillage de vêtement dû à la surconsommation impactant fortement la pollution de l’air.

Les matériaux utilisés pour la conception d’un vêtement participent aussi beaucoup à la pollution de l’air : les matériaux synthétiques. 70% sont issus du pétrole comme le polyester,
l’extraction du pétrole émettant elle même beaucoup de CO2, ce n’est pas négligeable.
En une statistique, donnée par le comité spéciale sur l’audit environnemental, « l’industrie textile serait plus polluante que l’aviation et le transport maritime réunis ».
On peut rajouter une pollution de l’air dû aux différents pesticides utilisés dans la production des matières naturelles composant nos vêtements.

 

Le risque humain :

Rivières pollués par l'industrie textile

La santé : à commencer par les conséquences de l’industrie textile, la pollution impact même ceux qui ne travaillent par pour la fast fashion. En Chine par exemple, plus de 70% des rivières seraient polluées par cette industrie, l’accès à une eau potable est devenue difficile. On appelle certains villages bordant des fleuves de Chine les « villages cancer » car les eaux sont si polluées que l’alimentation est grandement impactée, les odeurs de produits chimiques respirées par les habitants créent des problèmes respiratoires, des irritations de la peau… 

Ces eaux polluées sont à l’origine de beaucoup de problèmes de santé.
On retrouve par exemple le même phénomène dans plusieurs pays producteurs de textile comme le fleuve « le plus pollué au monde », le citarum, en Indonésie, impacté par le textile.

Les étapes de fabrication de vêtements passent parfois par l’utilisation de produits chimiques très nocifs pour la santé des travailleurs : du formaldéhyde (cancérigène), du nonylphénole qui présente un danger lors de contacts répétés et mauvais pour l’environnement.

L’utilisation de silice pour « délaver » les jeans qui provoque une maladie incurable unique : La silicose. Cette méthode est défendue en Europe et l’écolabel permet de s’assurer d’une méthode plus sécurisée et écologique. 
Tout ceci n’est qu’un faible échantillon des dangers de la chimie textile.

Le salaire des travailleurs :

Le salaire d’un travailleur du textile au Bangladesh est le plus bas au monde : 0.3cts/heure. Celui-ci est loin d’être un cas unique, la grande majorité des travailleurs du textile provenant des pays émergent comme le Bangladesh, la Chine ou l’Inde sont sous payé au point de ne pas gagner le minimum vital.

Ils sont parfois même payé à la tâche ce qui rend leur salaire encore plus abstrait et laisse planer l’illégalité.
Les pays émergent ne sont pas les seuls touchés, en témoigne l’entreprise Boohoo qui en 2020 avait fait polémique en étant accusé de payer ses salariés en Angleterre la somme de 3.50£ de l’heure au lieu de 8.91£/h.

D’autres problèmes ressortaient comme l’insécurité au travail, des horaires et contrats non respectés ou encore le respect des normes sanitaires.

Les conditions de travail :

L’industrie textile est derrière l’industrie technologique la plus utilisatrice « d’esclave moderne« . Les marques de fast fashion font travailler ces esclaves jusqu’à l’abus, parfois plus de 75h par semaine, un seul jour de repos par mois, des insécurités au travail qui mène parfois jusqu’à des incendies mortels.

Pour diminuer les coûts de fabrication, les usines de la mode des pays émergent font l’impasse sur la sécurité des travailleurs comme le drame du Rana Plazza au Bangladesh qui en 2013 avait causé la mort de 1130 personnes à cause du manque d’entretien du bâtiment.

D’après Clean Clothes Campaignles femmes représenteraient 80% des travailleurs du textile avec classiquement des inégalités salariales, du harcèlement, des heures non payées… Pour bénéficier d’une main d’œuvre encore moins coûteuse, les pays où sont fabriqués les vêtements de la mode express recourt à l’utilisation du travail d’enfants. L’organisation internationale du travail indique qu’encore aujourd’hui des millions d’enfants seraient exploitées afin de travailler dans le textile,

Une couturière sur un vêtement

dans les usines ou les champs de coton, entre autres. Les enfants concernés se voient retirer leurs droits, les enseignements, les soins ou même une bonne alimentation.

Des améliorations 
ont lieu ces dernières années sur la diminution du travail des enfants et « l‘accord du Bangladesh » a été mis en place pour protéger les travailleurs et leur redonner des droits et de la sécurité. Il a été transformé le 1er septembre 2021 en « Accord international pour la santé et la sécurité dans l’industrie du textile et de l’habillement« 

Cet accord est partagé 
entre les syndicats et les marques signataires et est une révolution pour l’industrie textile. Il a été signé par 175enseignes 
actuellement et s’applique désormais à tous les pays où les marques profitent des usines.
C’est un grand pas en avant, bien sûr, il ne faut pas oublié qu’énormément d’enseignes reste à convaincre et que ceci n’enlève pas tout le problème de la surconsommation et donc le problème écologique.

L'impact des matières synthétiques et naturelles pour la planète

Les matières artificielles

Les fibres synthétiques : À l’heure actuelle, nous achetons en moyenne 60% de vêtements en plus qu’il y a 15ans et les gardons en moyenne un an. 70% des fibres synthétiques sont issues du pétrole, Il est important de choisir la bonne matière pour nos vêtements qui doit être écologique et locale au maximum. Les matières synthétiques peuvent elles relever ce défi ? 

Le polyester : Peu couteux et souvent bas de gamme, c’est le résultat de la synthèse de produits dérivés du pétrole et de nombreux éléments chimiques, son impact écologique est grand. À la conception, il pollue les sols, l’air et les eaux, une fois porté il pollue les océans à cause de rejet des micro particules de plastiques qu’il libère avec nos lessives.

Il est également un perturbateur endocrinien : porter du polyester peut affecter la fertilité des hommes et femmes, causé des irritations et allergies, de la transpiration excessive…          Il peut même causer des cystites et autres infections liées.
Il est clairement l’une des pires matières et pourtant l’une des plus répandues.

Et le polyester recyclé ? Ce n’est pas la solution. Le polyester est une fibre qui relâche d’autant plus de particules plastiques au fur et à mesure de son usure. Un vêtement en polyester recyclé est certes plus écologique mais il n’est pas la solution au problème du plastique.

L’acrylique → Doux, soyeux, infroissable… Oui mais : dérivé du pétrole, microplastiques au lavage, plus énergivore que le polyester, extrêmement toxique à l’incinération, cancérigène… La liste est longue.

Le polyamide (Nylon) → Matière plastique résistante, composant principal des collants jetable en quelques utilisations, rejet des microplastiques, consommateur d’eau important. Responsable de l’oxyde nitreux, puissant gaz à effet de serre et 300x plus puissant que le dioxyde de carbone.
Vous souhaitez garder vos anciens vêtements en limitant leur impact ? Des sacs de lavages antimicroplastiques existent pour retenir ces particules comme la marque Guppyfriend.

Assiette de microplastique en forme de poisson

Les matières chimiques : 

La viscose : issue de fibres végétales transformées chimiquement, il est polluant et énergivore en ressources naturelles. Ce tissu utilise du coton, bambou ou encore de l’eucalyptus transformé à l’aide de produits chimiques puis de disulfure de carbone provoquant une pollution de l’air non négligeable.

Les nouvelles matières artificielles innovantes : Le lyocell, cette matière est comparable à la viscose dans la transformation mais ici, on utilise des solvants non toxiques et recyclables. C’est une matière issue de différents bois tels que l’eucalyptus, le bambou ou les feuillus. Ces bois sont gérés de manière durable dans des exploitations forestières labellisées comme pour le Tencel (marque de lyocell). Seul inconvénient, la monoculture peut présenter un risque pour l’environnement.

Le modal : dans le même esprit que le lyocell mais avec du bois de hêtre. Attention, la provenance de ce tissu écologique peut venir de forêt non durable, privilégier le label PEFC ou FSC des forêts.

Les matières naturelles

Les fibres animales : Les cuirs végans: Pinatex (cuir d’ananas), cuir de raisin, pomme, champignon et même de cactus ! Ces cuirs absents de toutes cruautés animale sont une bonne alternative écologique. Ils sont biodégradables, consomment peu de ressources, utilisent des déchets alimentaires…
Ils ont tout de même un impact dans leur fabrication mais cela reste bien inférieur au cuir animal.

Paire de chaussure en cuir de mycélium

Les cuirs d’animaux : Même problème que les laines, de plus, l’éthique est suffisante à elle même pour ne pas utiliser d’animaux dans le but de s’habiller quand d’autres solutions existent. Même chose pour les fourrures.
Les différentes laines :
elles sont très polluantes, lorsqu’on parle de laine cela veut aussi dire élevage. Les élevages d’ovin sont bien souvent victimes de cruauté animale. La digestion des moutons serait responsable dans les pays disposant de nombreux élevages comme le Royaume uni ou la Nouvelle-Zélande d’une grande concentration de gaz à effet de serre dans le monde. Ainsi les laines présentées comme une fibre écologique souffrent de beaucoup d’inconvénients.

Les fibres végétales : Le coton, comme vu précédemment dans cet article, le coton est un grand consommateur de pesticides et d’eau, responsable d’eutrophisation…
Le coton bio : 
Une matière de bonne qualité, une consommation d’eau beaucoup moins importante car une production naturelle → sans fertilisant ou produits chimiques à déverser dans les sols. Attention, les vêtements en coton bio doivent être certifiés GOTS pour être éthique et durable.

Un champs de coton

De nombreuses alternatives au coton existent, tous ont un impact environnemental mais sont plus écologiques que ce dernier : des fibres comme l’ortie, la fibre de coco, la jute mais aussi : 

Le Chanvre : La France en est le premier producteur mondial, un champ absorbe autant de CO2 qu’une forêt de taille équivalente et c’est une matière hypoallergénique
Sa production ne nécessite pas d’engrais chimique, ni de transformation chimique. En prime, cette matière miracle ne nécessite pas d’irrigation et prend soin des sols sur lesquels elle pousse. C’est une matière écologique par excellence à privilégier.

Le lin : La France possède 80% de la production mondiale ! Elle demande très peu d’eau, ou de pesticides, c’est une fibre solide et légère à porter même en temps chaud. Le bémol du lin est que malgré la grande production française, son tissage est réalisé la plupart du temps en Chine qui utilise des produits chimiques ou énergivores avant d’être revendu en France. 
Pour contrer cela, des labels existent : Masters of linen ou European Flax qui certifie une production 100% européenne.

La slow fashion

La slow fashion, c’est quoi ? 

-Une mode raisonnable, l’inverse de la surconsommation et de la fast fashion, des achats en conscience et dans le besoin, privilégiez la qualité à la quantité  Acheter moins, mais mieuxC’est une idéologie qui respecte les différentes étapes de vie du vêtement, qui mesure l’importance de son impact du début à la fin.

-Une mode éthique qui respecte les travailleurs, rémunérés au juste prix, dans de bonnes conditions de travail.
-Une mode durable, des vêtements avec de bonnes matières, les plus écologiques possible : Lin, chanvre, coton bio qui sont de bonne qualité et dure dans le temps.

-Une mode écoresponsable qui se veut locale au maximum, qui limite les transports polluants, qui respecte les terres.
-Une mode qui n’est pas rythmée par la « mode » elle-même mais par les saisons.

C’est aussi ne pas jeter des vêtements légèrement usés ou qui nous lasse. C’est plutôt les réparer ou encore ne pas hésiter à acheter ou vendre des vêtements de seconde main quand le besoin se fait sentir sur des sites comme Vinted ou dans les Emmaüs.

Attention au greenwashing :

Avec l’apparition de cette « mode », le greenwashing, une manipulation du consommateur, qui consiste à vendre des produits soi-disant « verts », bon pour l’environnement. Alors que leur impact est souvent néfaste car des marques usent de la méconnaissance du consommateur. Il n’est pas rare de trouver, même dans les plus grandes enseignes comme H&M, une filière de leur production qui serait « durable » ou « 100% naturelle ». Pourtant, ce n’est pas toujours certifié.

La plupart du temps, ces marques usent de tromperie avec des images en lien avec la nature, des labels « écologiques » absent ou qui n’en sont pas ou tout simplement des chiffres donnés sur leurs actions écologiques sans réelles preuves.  

Comment le repérer ? Partez du principe qu’aucune marque issue de la fast fashion n’est responsable. Regardez la composition du vêtement, sa matière doit être sans impact et composé à 100% de matières écologiques. Le prix, il doit être suffisamment élevé pour être un indice permettant d’assurer la bonne production des matières, un salaire éthique, une production plus locale…
Un jean à 20 € n’existe pas, un t-shirt à 10 € non plus, dans la mode écoresponsable, les prix sont plus élevés et c’est normal.
Fiez-vous aux labels, plusieurs labels régissent les matières écoresponsables.

Que sont les labels écologiques ? 
Un label ne doit pas appartenir à une marque, issue d’une « collection verte », il doit être général.  Il faut distinguer les labels écologiques des labels « simplement » respectueux de l’environnement : Ecocert ou oeko tex garantissent une démarche plus respectueuse de l’environnement ou de la santé mais ne garantie pas que votre vêtement sera biologique ou que son transport sera écoresponsable.

Quelques labels éco responsable :

GOTS, 70% minimum de matières biologiques, absence de produits chimiques, le respect des droits humains…
Comme vu plus haut, Master of linen ou European Flax pour un lin local et de qualité.
Fair trade, un label éthique qui régit le commerce équitable avec quelques notions écologiques.
Le label origine France garantie qui propose une bonne traçabilité et une production essentiellement française.
Le PETA-approved vegan, un label avec une conscience animale qui garantie qu’aucun animal n’a été exploité pour la fabrication d’un produit.

Magasin eco responsable

Quelques marques éco responsables :
On peut les retrouver dans des boutiques qui réunissent un panel de ces marques en augmentation ces dernières années. Comme Kozze.fr, une boutique de mode éthique et eco responsable doté d’un site web et d’une boutique physique sur Orléans (45). Vous pouvez y retrouver des marques tel que La Gentle Factory, une marque française qui mêle fabrication locale, limitation des risques du textile sur les eaux, fibres biologiques et recyclés en majorité, travail solidaire…

Titsup! Créée par des Françaises, une marque féministe, qui œuvre contre le cancer du sein, des vêtements durables certifié Gots et Oeko tex, matières biologiques, recyclés… Et en prime, leurs vêtements sont à des prix assez raisonnables.

Maison FT, une autre marque française, de haute qualité, et un style vraiment sympathique. Certaines collections sont entièrement en coton bio, fabriqué au Portugal au plus loin mais du 100% made in France pour d’autres. Éthique et mode durable au RDV.

N’hésitez pas à vous rendre sur ce genre de site comme Kozze.fr qui explique très bien l’engagement de leurs marques et sont transparents sur les provenances, les labels et matières utilisées. Ils disposent d’une vingtaine de marques éco responsable.

Comment agir aujourd'hui à notre échelle contre la fast fashion ?

Face à ce flot d’informations négatives et angoissant, il faut se rappeler que malgré l’expansion de l’ultra fast fashion, la slow fashion gagne aussi du terrain.

Des accords sont trouvés pour protéger les travailleurs exploités, des marques éco responsables émergent de plus en plus. À notre échelle, allons ensemble à l’inverse de la surconsommation, réfléchissons aux actes que représente nos achats. Questionnons nous sur la présence de label, sur les matières utilisées !

Réduisons nos lessives et leurs degrés (30 degrés suffisent dans la plupart des cas), faisons de la lessive fait maison.
Boycotter les marques de fast fashion à tout prix et prenez goût à une mode plus simple, plus durable et éthique. Achetez de seconde main, ne jetez pas vos vêtements encore en bon état ou vendez/donnez-les. Enfin, partagez ce mode de vie autour de vous, afin que tout le monde cesse de faire fructifier une industrie aussi polluante que celle du textile.

Merci de nous avoir lu, nous espérons vous avoir aidé à y voir plus clair, vous avoir fait changer d’avis sur vos achats. Pour toutes questions, joignez nous par mail ou en commentaires. Nous serons heureux de vous répondre afin de nous l’espérons, pouvoir vous guider dans un mode de vie qui fait du bien à la planète et ses habitants ! 

Sources : L’ADEME : https://multimedia.ademe.fr – La mode sans dessus dessous; https://www.wedressfair.fr; https://www.peau-ethique.com; https//www.kozze.fr; 

À ne pas rater !
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2 Commentaires
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Vertpose
Vertpose
Invité
1 mois

Bravo à vous pour cet article interessant et très complet!

Heureusement pour le Bangladesh qu’il y a des entreprises qui travaillent consciencieusement avec certains travailleurs. Notamment le cas de Stanley et Stella, je sais pas si vous connaissez, ils ont les labels GOTS et sont absolument transparent sur tout ce qui concerne leur travail là-bas et leur rapport avec la population travailleuse.

Il manque d’entreprise ne recherchant pas que le bénéfice…

Nous qui débutons, il est difficile de trouver en France des usines voulant travailler avec des petites commandes… et c’est dommage car ça met un barrage et beaucoup de personnes oseraient se lancer si c’était moins difficile.

Bel continuation à vous et au plaisir de lire les autres articles, car votre site est très bien fait! Bravo !